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Mon regard sur la New Romance

Photo du rédacteur: AmélieAmélie

Pour tout vous dire, j'ai mis un peu de temps à écrire cet article. J'avais des idées sur le sujet, plusieurs même, mais je ne savais pas réellement comment les organiser, quelle direction donner à cet article. De plus, la dernière polémique concernant la sortie prochainement de 365 jours m'a fait me poser encore davantage de questions sur ce genre.





En premier lieu, mon article a mûrit dans l'idée de vous parler des jugements qui sont porté sur la New Romance. En tant que consommatrice de ce genre, j'ai pu observer que les non-lecteurs de New Romance ont tendance à porter un jugement, à voir cela comme de la sous-littérature. Alors la question est pourquoi ? Parce que cela met en scène de la romance ? Parce que cela inclut souvent des scènes de sexe ? Parce qu'on n'y philosophe pas, que l'on ne cherche pas à résoudre les problèmes du monde entier ou que le vocabulaire n'est pas digne de la grande littérature française ?

J'ai remarqué que la NR subit donc de plein fouet ces critiques (qui sont souvent les mêmes également pour les livres de G. Musso ou M. Levy). Mais alors pourquoi a-t-on besoin sans cesse de hiérarchiser les genres littéraires ? De hiérarchiser des auteurs, les lectures, les styles, de leur donner un ordre de légitimité, alors qu'à la base on parle seulement de plaisir et d'amour de la lecture. Je pense que s'il existe autant de genres littéraires, c'est pour que chacun trouve ce qui lui plaît, ce qui lui permet de s'évader, d'éprouver du plaisir, d'être emporté dans l'histoire.


En tant que lectrice de New Romance, je peux vous certifier que cela crée une sorte de honte chez le lecteur. Il est difficile d'assumer, aimer et lire de la NR quand ce dernier est jugé.

De plus, je pense que les maisons d'édition n'aident pas, en collant sur leurs couvertures des hommes à moitié nu exhibant des muscles bien huilés. Il est compréhensible qu’il soit difficile de sortir son livre dans le métro quand celui-ci possède ce genre de couverture. Néanmoins, comme je vous l'ai dit dans mon précédent article sur la littérature jeunesse, n'oubliez jamais d'assumer vos goûts, faites vous plaisir, et le regard des autres attendra.


Mon rapport à la New Romance aujourd'hui


Pour autant aujourd'hui, j'ai mis relativement de distance avec la NR. Je vais donc vous parler de mon rapport avec ce genre.


Commençons du début. J'ai découvert la NR, comme beaucoup, je pense, avec After d’Anna Todd. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai su que j’étais capable de lire de « gros » livres, et que mon goût pour la lecture à démarré. C'est rapidement devenu mon domaine de prédilection, délaissant même la jeunesse.





Mais il y a quelques mois, j’ai pris la décision d’arrêter de lire de la NR. Pourquoi ?


Déjà parce que je ne prends plus de plaisir à lire de la romance. Avec ou sans sexe dedans. Mais surtout parce que j’ai l’impression d’avoir ouvert brusquement les yeux sur le sujet. Attention, je n’émets là aucun jugement, simplement un constat personnel.


L’an dernier, j’ai eu la chance d’être partenaire de la maison d’édition Hugo Roman. Une maison que j’aimais beaucoup et que j’aime toujours d’ailleurs, c’était énorme pour moi. J’ai donc lu beaucoup de romances et de New Romance en 2020. J’ai fait de très belles découvertes, mais j’ai aussi ouvert les yeux sur certaines choses et je me suis un peu écoeurée. La passion pour la romance reviendra peut-être un jour mais pour ce qui est de la New Romance, si je dois m’y replonger un jour, je serais très regardante.

En effet, j’en ai assez de voir cette image de la femme, souvent soumise, souvent perdue, qui a besoin d’un homme pour trouver un but à sa vie. Les scènes plus intimes sont, elles, soit idéalisées, soit complètement déconnectées de la réalité. Je suis un peu choquée de voir que beaucoup de choses sont acceptés sous prétexte qu'elles sont dans la catégorie de la Dark Romance, que des scènes d’enlèvement soient idéalisées, voire des relations naître de cela, de parler de scènes de viol sans évoquer tout le coté psychologique et traumatisant. Cela est aussi valable pour le comportement des personnages masculins qui, sous couvert d’une belle évolution, se voient obtenir une image redorée alors que leur comportement plus qu'odieux en début de texte devrait faire l'objet d'un avertissement. Dans la vraie vie, aucune femme ne doit accepter ce genre de comportements, et cela n'est jamais rappelé en début ou fin d'histoire malheureusement. Cela n'est plus possible pour moi et malheureusement, j'ai l'impression que le but est d'aller toujours plus loin.

C’est pour ces raisons que la New Romance et moi, nous ne sommes plus amies et la sortie de 365 jours ne fait que me conforter dans ce choix.


Encore une fois, je répète que cela n'est que mon avis personnel. Que je n'émet là aucun jugement. Chacun est libre de lire ce qu'il souhaite.


Les romances que j’ai préféré lire en 2020 :

  • 6 ans - Elle Seveano

  • Promesse tenue - Erika Boyer

  • Stairway to Heaven - Delinda Dane

  • Eternità - Élodie Solare


Prenez soin de vous.


Amélie






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